RENEY RAY vous parle de son tout nouveau titre « A l’Ouest du réel » [INTERVIEW].

Auteure, compositrice et chanteuse franco-ontarienne, RENEY RAY dévoile aujourd’hui son tout nouveau single intitulé « A l’Ouest du réel« , premier extrait d’un deuxième album à venir au printemps prochain.

Pour vous, l’artiste canadienne a très gentiment accepté de répondre à quelques questions afin de vous en faire découvrir un peu plus sur ce single, tout en apprenant à la connaître un peu mieux. Une interview que vous pouvez retrouver ci-dessous…


Bonjour Reney et merci d’avoir accepté de prendre de votre temps pour répondre à ces quelques questions 🙂
Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs d’Alongside Nashville et nous parler de votre parcours dans la musique ?

RENEY RAY : Je suis une auteure-compositrice-Interprète franco-Ontarienne. Je joue de la musique depuis ma toute petite enfance. Mon parcours musical commence avec le piano dès l’âge de 5 ans, pour continuer vers l’écriture à l’age de 11 ans. J’écrivais des poèmes qui éventuellement sont devenus des chansons quand j’ai commencé à jouer de la guitare à 13 ans. J’ai commencé à assumer ma voix et à partager mes chansons seulement à l’âge de 16 ans. Depuis, c’est devenu non seulement une passion, mais aussi un mode de vie. J’ai fait un album en anglais en 2014, un deuxième francophone en 2018 et mon troisième aussi en français qui s’en vient à la fin mars.


Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’écrire vos propres chansons ?

R.R : Mon père est décédé quand j’avais 11 ans… étant une petite fille très émotive de nature, j’ai eu besoin d’écrire mes pensées, mes peines, mes souvenirs. ça a commencé par des poèmes et lorsque j’ai appris la guitare a 13 ans, j’ai transformé plusieurs de mes poèmes en chansons. Ça me faisait beaucoup de bien et ça m’aidait à me comprendre, alors c’est devenu presque un rituel chez moi d’écrire mes états d’âme pour assurer mon bien être. Hahaha !.


Y ‘a t’il d’autres auteurs dont la plume vous inspire ?

R.R : Il y a énormément d’auteurs qui m’inspirent ! Mon « all time favorite » est Don Henley (The Eagles) ! Je le trouve extraordinaire. Neil Young, Chris Martin (Coldplay), Mariah Carey, Francis Cabrel, Daniel Belanger, Damien Rice, Trevor Hall, Leif Vollebekk…. Je pourrais vous en nommer pendant des heures. Ce sont des gens qui ont une facilité à écrire leurs sentiments d’une façon qui m’épate chaque fois! 


Vous dévoilez votre tout nouveau titre “A l’Ouest du réel”, premier extrait d’un deuxième album à venir prochainement. Pouvez-vous nous parler un peu du sujet abordé ?

R.R : « À l’ouest du réel » est une chanson qui parle un peu d’un triangle amoureux en fait. Le texte est écrit du point de vue d’une femme qui aime un homme, et le regarde tomber amoureux d’une autre. C’est quelque chose qu’on a tous déjà vécu probablement à un moment donné dans notre vie. Malgré que le texte est doux et peut-être un peu triste, la musique est entraînante et rafraichissante. Un beau contraste.


Pour ce titre, dans votre façon d’aborder les choses, on peut sentir une certaine dureté percutante (mais aussi très sensible) dans l’expression fidèle et très descriptive des sentiments éprouvés. Est-ce par volonté de votre part, en tant qu’auteure, de livrer au public quelque chose de profondément authentique, dans lequel ces derniers pourraient totalement s’identifier ?

R.R : En effet ! Une histoire peut être racontée de mille façons. Mon approche pour raconter les miennes vient d’un besoin très profond de partager mes états d’âme afin de mieux me comprendre alors quand j’écris, je vais au bout des sentiments pour faire vivre au spectateur une expérience qui ressemble le plus à la réalité. Être honnête dans ce que je ressens, c’est plus facile à décrire et ça rend la chansons plus vraie, plus complète. Il y a plein de nuances dans nos émotions, mais reste que quand tu te fait rejeter, tu ressens de la peine, de l’insécurité, de la jalousie, etc… C’est totalement humain. L’histoire n’est pas complète si on les cache et le bobo ne part jamais si on l’accueille pas. 


La vidéo du single, réalisée par Mathieu Provost et Raphael Chauvin (Productions BelCanto), et dans laquelle on peut retrouver les acteurs Debbie Lynch-White et Samuel Coté, exprime d’ailleurs très fidèlement les paroles du titre, notamment dans la dureté de la situation. Pouvez-vous nous parler un peu de la façon dont vous avez abordé le tournage du clip, et la façon d’exprimer au mieux les paroles ?

R.R : Quand est venue l’idée de faire le clip, je crois que tous ceux qui on participé au projet ont écouté la chanson et sans en parler, on a tous vite compris que c’était une histoire qu’on devait garder fidèle. Le texte est important, la musique contradictoire au texte déjà allège le sentiment de lourdeur derrière le sujet… alors faire un genre de court métrage basé sur les paroles de la chanson était une façon de mettre en images les sentiments exploités dans le texte. On aurait pu faire une vidéo complètement abstraite, mais parfois la meilleure recette est de respecter la chanson.. et dans ce cas-ci, l’équipe a fait un travail magnifique!


Musicalement, pouvez-vous nous expliquer le choix d’une mélodie rythmée et entraînante aux sonorités Folk-Pop/Country contrastant de façon marquée avec les paroles du titre (une particularité que l’on peut d’ailleurs retrouver dans votre premier album éponyme sorti en 2018) ?

R.R : Plus souvent qu’autrement, mes textes viennent de mes expériences de vie, mes peurs, mes souffrances, mes amours… ( malgré que j’aime bien écrire des textes comiques a l’occasion aussi). Mème si j’aime creuser pour vraiment sortir le fond de mes pensées et mes sentiments, je suis quand mème quelqu’un de très douce et très calme dans la vie. J’ai un côté très nounoune chez moi, j’aime rire et pas me prendre au sérieux trop souvent. Un bon balant veux dire d’être capable de chercher au fond de toi et t’avouer tes vérités d’une façon saine et légère. Une musique rythmée sur un texte profond, je me rends compte que ça dédramatise l’impact du message, et c’est plus facile à entendre. Ça garde toutes les émotions, mais ça donne de l’espoir quand même. J’essaie que mes chansons portent toujours un sentiment d’espoir.


Concernant votre deuxième album que vous êtes actuellement en train de terminer. Pouvez-vous nous dire qu’est-ce qui vous semble avoir changé par rapport à votre premier album, dans votre manière d’aborder la musique, vos textes ou encore votre style ?

R.R : Je cherche toujours à grandir en tant que femme, en tant qu’artiste, mais surtout en tant qu’être humain. C’est en fait très important pour moi personnellement et ça se transpose dans ma musique. Je partage mon savoir et j’apprends en mème temps tous les jours. Je peaufine ma plume de plus en plus, je rencontre de plus en plus de musiciens qui m’inspirent à pousser mon talent et ouvrir mes horizons à toutes sortes de possibilités. Ce nouvel album est une continuité de mon évolution. Je décide pas vraiment où elle m’emporte, mais je la suit fidèlement. Chose certaine, je garde l’authenticité de ma personne très près de mon cœur, ce qui fait que les gens le reconnaisse peu importe le rythme, le style ou le sujet de mes chansons. 


Pouvez-vous nous parler un peu plus de ce futur album ? A quoi doit-on s’attendre à découvrir ?

R.R : Ce nouvel album est sûrement l’album le plus émotionnel que j’ai fait. Pas nécessairement dans ses sujets… mais dans la création. Je l’ai écris au beau milieu de la pandémie, je venais de perdre ma maman, et le monde entier semblait être arrêté. J’y ai mis beaucoup de cœur et de bagage disons. Et puisque j’avais le temps, j’ai exploité beaucoup les styles qu’on me donne. Le Folk, le Pop et le Country. Tous mélangés et parfois un à la fois. Vous y trouverez la même essence que sur le premier, mais d’une chanson à l’autre, vous remarquerez que parfois, je suis allée plus dans le pop, d’autres plus folk, et bien sur souvent, plus country. John Anthony (Gagnon-Robinette) et moi avons eu un immense plaisir à faire vivre ces nouvelles chansons et j’espère qu’elles vous feront vivre tout autant de bonheur.


Pour finir, pouvez-vous nous citer vos 5 titres favoris du moment ? Et vos 5 classiques Folk/Country à recommander absolument ?

R.R : Mes 5 titres favoris du moment :
          -Marcus King – Goodbye Carolina
          -Leif Vollebekk – Vancouver time, et aussi Elegy
          -Brent Cobb – Keep ‘em on they toes
          -Lukas Nelson – Find yourself
          -Joji – MODUS
   Mes 5 Folk/Country a recommander :
           -Brent Cobb
           -Lukas Nelson
           -Neil Young
           -Gillian Welch
           -Chris Stapleton

Un petit mot pour les lecteurs d’Alongside Nashville ?

R.R : Selon moi, la meilleure musique est celle qui raconte une histoire, qui nous fait réfléchir ou ressentir quelque chose. J’espère que la mienne vous donne un petit sentiment de chaleur dans vos cœurs, et je vous remercie de continuer à m’inspirer! 

« A l’Ouest du réel » est actuellement disponible sur toutes plateformes numériques.


Suivre RENEY RAY :


Rédigé par Jessica.

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