Alongside Nashville

Vibre au son de la Music City


[INTERVIEW] : Le duo MOUNTAIN DAISIES publie son nouvel opus « Dare To Fall ».

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Après avoir publié les singles « Simple Stuff » et « Honeysuckle« , le duo québecois MOUNTAIN DAISIES publie aujourd’hui un deuxième opus inédit intitulé « Dare To Fall« .

Un EP Country Pop entièrement anglophone et aux sonorités éclectiques à découvrir, et dont le duo, composé de Carl Prévost et Ariane Ouellet, a gentiment accepté de vous parler tout au long d’une interview que vous pouvez désormais retrouver ci-dessous.

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  1. Dare To Fall
  2. Everything’s Different
  3. Simple Stuff
  4. Miss These Days
  5. Honeysuckle
  6. Sinners Love Song

Crédit Artwork : Stéphane Lamontagne

Bonjour Ariane et Carl. Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs d’Alongside Nashville et nous parler de votre parcours musical ?

Carl : Moi je viens de la région de l’Outaouais dans l’ouest du Québec. J’ai grandi en campagne. On a toujours écouté du country chez nous dans les party de famille. C’est mon grand-père (on l’appelait Pépère!) qui m’a offert ma première guitare. On s’est rencontrés Ariane et moi durant nos études en musique au collège Lionel-Groulx. À la fin de mes études en 2003, pour créer mon job, j’ai décidé de fonder un band country.
Ariane : Moi j’ai eu peu de contacts avec la musique country avant d’avoir été recrutée par Carl pour faire partie de son band. J’ai eu un coup de cœur quand il m’a présenté la musique qu’il voulait faire. On faisait des reprises et les hits de l’époque. Ç’a très bien marché. En quelques années de travail, on a été remarqués par le programmateur du Festival Western de St-Tite, le plus gros festival western du Québec. On s’y produit tous les ans depuis.


Pouvez-vous nous parler du choix de votre nom de scène ?

Carl : Quand j’ai fondé le band, j’étais très inspiré par le groupe Dixie Chicks (maintenant The Chicks). Comme elles, on avait trois filles en avant-scène dont Josy, notre lead-singer à la voix très puissante. Les chœurs de filles et le violon étaient très importants. On voulait un nom qui représentait la nature et un côté country, la féminité, le caractère aussi (on était quand même quatre musiciens derrière ces trois belles filles!), et comme on faisait de la musique exclusivement anglophone, on avait besoin d’un nom en anglais. Voilà, Mountain Daisies.

Vous sortez votre nouvel EP « Dare To Fall », avec un style assez différent de ce que vous avez déjà pu expérimenter par le passé et entièrement en anglais. Pouvez-vous nous parler un peu de cette évolution ?

Ariane : On a toujours su créer les projets qui nous semblaient justes et nécessaires selon nos besoins. Par exemple, on a créé L’Open Country de Mountain Daisies pour pouvoir jouer notre musique à Montréal et avoir du travail toute l’année. Ça nous a en plus permis de côtoyer des dizaines d’artistes et de musiciens extraordinaires, de faire un disque et de présenter des concerts partout en province. Il y a eu aussi ce moment dans notre carrière où on a senti le besoin de se mettre sérieusement à l’écriture. Avec notre ami Éric Goulet, inspirés par le band mythique Traveling Wilburys, on a fondé un groupe éphémère de sept auteurs-compositeurs-interprètes qui s’est appelé « Sept jours en mai » ; parce qu’on a créé tous ensemble un album complet (paroles, musique, enregistrements) en sept jours! C’est grâce à cette expérience unique qu’on a eu la confiance nécessaire pour écrire l’album « Nouvelle maison ». Deux exemples qui en disent long sur notre soif de création selon notre environnement. C’est ce qui nous amène à « Dare to Fall ». Dans les dernières années, notre vécu nous a apporté un grand besoin de relever des défis et de se prouver des choses à nous-mêmes. On a décidé de descendre directement à Nashville. On avait besoin de s’inspirer, de se connaitre mieux, de se découvrir un peu. C’est là qu’on a rencontré Danick Dupelle, un musicien québécois établi à Nashville et qui y opère son studio depuis plus de vingt ans. Il nous a proposé quelque chose qu’on ne pouvait pas refuser : un virage à 180 degrés. Rien de mieux pour savoir ce qu’on a dans le ventre! « Dare to Fall » est arrivé dans nos vie de la même façon que tout le reste : avec un besoin d’apprendre, une envie de travailler très fort, de la persévérance, et surtout avec des collaborateurs exceptionnels.


Que pouvez-vous nous dire au sujet du processus de création et du choix
des titres de ce nouvel opus ?

Carl : On a travaillé en étroite collaboration avec Danick. Il a vu quelque chose en nous qu’on ne soupçonnait pas encore. On a beaucoup échangé sur ce qui nous motivait à créer. On a travaillé ensemble sur ce qu’on voulait et ce qu’il voyait. Il nous a proposé des pistes d’exploration. Ça s’est fait très naturellement. Pour les titres, on a travaillé avec une agente là-bas. Elle nous a envoyé des chansons, on a tous eu un coup de cœur pour « Simple Stuff » et ç’a été le filon qu’on a suivi tout au long de la création de ce projet.


Que pourriez-vous nous dire sur les thèmes abordés dans l’opus, en
explorant chacun des titres de ce dernier ?

Dare to fall : On se connaît depuis bien longtemps; vingt ans d’amitié maintenant. On est partenaires de scène depuis presqu’aussi longtemps, on est aussi associés en affaires depuis plus de dix ans. Nos vies ont beaucoup changées dans les dernières années et on est maintenant amoureux. C’est sûr qu’avant d’amorcer un tel changement, il y a beaucoup de questionnements, d’hésitations, de doutes et de craintes, mais à un certain moment, tu te dis : ce train-là fonce malgré nous, osons tomber amoureux. (We’re the never stop on a runaway train […] We dare to fall in love).

Everything’s Different : Nos vies changent, on essaie d’évoluer, d’avancer
toujours plus loin. On a l’impression qu’on grandit à travers tout ce qu’on fait. Mais quand on revient à la maison, à nos repères et qu’on constate d’où on vient, on se rend compte que c’est ce qui nous a forgé autrefois qui nous fait avancer aujourd’hui. Que si de l’extérieur tout semble différent, au fond rien n’a vraiment changé. (I’m who I am because of where I’m from / I carry it with me every day […] Everything’s different but nothing has changed).

Simple Stuff : C’est une revendication d’authenticité. Pas la peine de faire des pieds et des mains pour créer quelque chose de spécial, de chasser le naturel pour atteindre la perfection car en fait, rien n’est plus parfait qu’un moment sincère. Dans cette époque où tout est magnifié par les réseaux sociaux, choisissons d’être vrais et honnêtes dans nos relations; on ne se lasse pas des petites choses simples de la vie. (Losing myself in your lips / Life don’t get better than this […] I will never, never get enough / Of the simple stuff).

Miss These Days : Un peu dans la même lignée que Simple Stuff, c’est l’idée de faire durer les beaux moments le plus longtemps possible pour ne pas avoir de regrets par la suite. Quand on repense aux moments d’intensité vécus en début de relation, on se dit que ça passe trop vite, on s’ennuie de cette magie. Il faut vivre à fond chaque petit moment à deux parce qu’ils ne reviendront pas. (Cause seconds keep on slipping / Moving way too fast / And all these little moments / We can’t get them back / […] So I don’t wanna miss these days).

Honeysuckle : C’est le nom d’une fleur très odorante, le chèvre-feuille. Ça parle des souvenirs qu’on a, parfois très forts et durables, parfois fugaces et volatiles. Que parfois un souvenir peut revenir au contact d’une odeur et nous ramener loin dans le passé. (And tonight this sky on fire / Makes me feel like / You’re still right here / With the honeysuckle in the air).

Sinners love song : C’est la chanson plus dure de l’album mais on la trouvait belle dans le propos. Ça parle de ces histoires d’amours plus lourdes, plus compliquées. Ça parle des malades d’amour, de ceux qui n’ont pas appris à aimer ou à s’aimer eux-mêmes, de ceux qui se sentent inaptes à l’amour, de ceux qui n’y croient plus mais qui en ont tant besoin. (But boy I need you / Like a shaky hand needs a whiskey / Like the devil looking for an open door / And I know loving me ain’t always a pretty thing)


Quel est le programme, pour vous, ces prochains mois ?

Ariane : Pour commencer, deux lancements! Un au Festival Western de St-Tite le 9 septembre sur la scène La Forge, une scène extérieure gratuite. Puis un autre dans la région natale de Carl au Festival Ripon Trad le 15 septembre. Ensuite, deux spectacles les 23 et 24 septembre (Dolbeau et Chibougameau) puis on retourne à Nashville en octobre pour enregistrer de nouvelles chansons. Eh oui, la roue tourne toujours! On travaille aussi très fort sur notre maison de disques et de production. Il y a du nouveau qui s’en vient de ce côté alors il faut nous suivre! On travaille beaucoup mais on aimerait bien prendre des petites vacances d’ici la fin de l’année. Faire de la moto, du camping, voyager un peu… On verra bien!


Et pour finir, quels sont vos 10 titres favoris du moment ?

Ouf, là… c’est difficile, ça! Allons-y plutôt avec des artistes qui nous inspirent? On a passé le week end au festival Lasso Montréal et on est encore bien impressionnés par tout ce qu’on a vécu là. Disons donc :
Quelques filles inspirantes : Ashley McBryde, une artiste impressionnante; et quel band ! Kelsea Ballerini, surperbe performance. Tenille Townes, une canadienne qu’on suit sur ses différents médias et qui travaille vraiment bien. Brittany Kennell, une québécoise avec qui on a fait une tournée dernièrement et qui est sur une super belle lancée.

Toujours à Lasso on a vu Dierks Bentley (ça faisait longtemps que Carl voulait le voir), on suit les nouveautés de Matt Lang, on autre québécois qui est parti en flèche vers la gloire. Sinon, il y a l’incontournable Miranda Lambert (Palomino est trop bon), l’immortel Buck Owens (on ne s’en lassera jamais), le tout nouveau et succulent album Cover to Cover de The Brother Brothers, et notre artiste du moment Alex Burger, électron libre dans cette liste mais on a eu un gros coup de cœur.

« Dare To Fall » est désormais disponible sur toutes plateformes légales de téléchargement et de streaming musical.


Rédigé par Jessica.

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